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Soutenances autorisées pour l'ED « École Doctorale Normande de Biologie Intégrative, Santé, Environnement » (ED 497 NBISE)

Liste des soutenances actuelles 1

Caractérisatiοn de la bactérie Francisella haliοticida issue de la mοule bleue Μytilus sp.

Doctorant·e
BOURAS Helene
Direction de thèse
ZATYLNY-GAUDIN CELINE (Directeur·trice de thèse)
HOUSSIN MARYLINE (Co-directeur·trice de thèse)
Date de la soutenance
06/02/2025 à 09:00
Lieu de la soutenance
Campus 1 - Caen
Rapporteurs de la thèse
TRAVERS MARIE-AGNES IFREMER
VANDENBULCKE FRANCK Université de Lille
Membres du jurys
CORRE ERWAN, , STATION BIOLOGIQUE de ROSCOFF
DESTOUMIEUX-GARZON DELPHINE, , Université de Montpellier
HENRY JOEL, , Université de Caen Normandie (UCN)
HOUSSIN MARYLINE, Chercheur HDR, LABORATOIRE DUNCOMBE CAEN
PALOS-LADEIRO MELISSA, Maître de conférences HDR, Université de Reims Champagne Ardenne
TRAVERS MARIE-AGNES, , IFREMER
VANDENBULCKE FRANCK, , Université de Lille
ZATYLNY-GAUDIN CELINE, , Université de Caen Normandie (UCN)
Résumé
Depuis 2014, des mortalités massives de la moule marine Mytilus sp. sont observées en France. La bactérie Francisella halioticida a été proposée comme cause potentielle de ces mortalités, en raison de son effet létal sur les ormeaux et les pétoncles du Japon. Dans ce projet, nous avons isolé et caractérisé, phénotypiquement et génétiquement, cinq souches de F. halioticida provenant de moules. Ces résultats mettent en évidence que l'espèce F. halioticida peut être divisée en deux sous-espèces : l'une ne contenant que l'isolat FR21, issu de cette étude, et l'autre regroupant tous les autres isolats, qui ne sont pas des clones entre eux. Les analyses génétiques ont également prédit in silico des gènes de virulence présents dans cette espèce, mettant en avant l’absence d’un ilot de pathogénicité chez l’isolat le moins virulent, FR22b. Les deux isolats les plus virulents FR22c et FR22d, se sont révélées pathogènes des juvéniles et les adultes avec des doses léthales à 50% inférieures à 104 UFC/individu. L’étude des cas de mortalités survenus en Normandie et Bretagne durant la période du projet ont montré une détection différente des souches chez les individus moribonds et apparemment sains. De plus, une détection ciblée de F. halioticida chez un individu fortement infecté à partir de mettre en avant les organes les plus touchées (les branchies, le tissu conjonctif autour de l’estomac et l’organe de Bojanus). Cette étude d’immunomarquage en complément d’une étude en microscopie électronique ont permis de mettre en avant le passage intracellulaire de cette bactérie, caractéristique des espèces du genre. Dans le cadre de la compréhension du développement de la francisellose, la réponse immunitaire globale des moules a été étudiée en utilisant une souche à faible virulence, FR21, et une souche hautement virulente, FR22c. Dans cette première approche globale visant à étudier la réponse d'un invertébré à une espèce de Francisella pathogène, l’hémolymphe a été utilisée. L'utilisation de la transcriptomique et de la protéomique a permis de mieux comprendre la réponse des moules et de commencer à identifier certains facteurs potentiels pouvant influencer la résistance à la maladie. Une étude préliminaire d'identification in silico des peptides antimicrobiens a permis de montrer la diversité des familles de peptides antimicrobiens dans les animaux utilisés dans cette étude. L’analyse de l’expression différentiel dans les hémocytes et les branchies de trois familles, les myticines, les myticusines et les mytimacines ont mis en avant une baisse de la détection ARN des myticines lors d’une infection. Cette étude a permis de détecter et d'identifier les premières myticusines en dehors de l'espèce M. coruscus.
Abstract
Since 2014, mass mortalities of the marine mussel Mytilus sp. have been observed in France. The bacterium Francisella halioticida has been proposed as a potential cause of these mortalities, due to its lethal effect on abalone and Japanese scallops. In this project, we isolated and characterized, phenotypically and genetically, five strains of F. halioticida from mussels. These results show that the F. halioticida species can be divided into two subspecies: one containing only the FR21 isolate from this study, and the other grouping all the other isolates, which are not clones of each other. Genetic analyses also predicted in silico the virulence genes present in this species, highlighting the absence of a pathogenicity island in the least virulent isolate, FR22b. The two most virulent isolates, FR22c and FR22d, were found to be pathogenic to juveniles and adults, with 50% lethal doses below 104 CFU/individual. The study of mortalities in Normandy and Brittany during the project period showed a different detection of strains in moribund and apparently healthy individuals. In addition, targeted detection of F. halioticida in a heavily infected individual highlighted the organs most affected (gills, connective tissue around the stomach and the Bojanus organ). This immunostaining study, in conjunction with an electron microscopy study, highlighted the intracellular passage of this bacterium, characteristic of species in the genus. To understand the development of francisellosis, the global immune response of mussels was studied using a low-virulence strain, FR21, and a highly virulent strain, FR22c. In this first global approach to studying the response of an invertebrate to a pathogenic Francisella species, hemolymph was used. The use of transcriptomics and proteomics has enabled us to gain a better understanding of the mussel response, and to begin to identify some potential factors that may influence resistance to the disease. A preliminary in silico identification study of antimicrobial peptides showed the diversity of antimicrobial peptide families in the animals used in this study. Analysis of differential expression in hemocytes and gills of three families, myticins, myticusins and mytimacins, revealed a decrease in RNA detection of myticins during infection. This study made it possible to detect and identify the first myticusins outside the M. coruscus species.